Coup de boost pour les matériaux biosourcés

La CELC, Confédération européenne du lin et du chanvre fête les dix ans de son pôle technique et a présenté à cette occasion à Paris une grande variété de produits semi-finis et finis (casques, guitares, échelles, couffin, skis, toiles murales, pièces automobiles, matières pour l’impression 3D, radômes pour les antennes etc.) en mettant en exergue nombre d’avancées techniques obtenues avec les fibres de lin et de chanvre dans des applications techniques.


Une belle illustration en tous cas de la dynamique d’une des filières des biomatériaux, celles des fibres pour composites, et des atouts nouveaux apportés par des matières premières biosourcées, au-delà justement de leur seul caractère biosourcé.

Ces dix ans d’expériences et aussi d’approfondissement des connaissances scientifiques permettant de fiabiliser les filières de production de fibres et mieux dialoguer avec les donneurs d’ordres, confirment avant tout l’énorme potentiel des matériaux biosourcés dans leur ensemble et notamment la capacité, en particulier dans la filière des fibres, de consolider et déployer une filière industrielle à vocation internationale. Cette filière consolidée, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) y croit aussi et l’appelle de ses vœux. La commission environnement devrait d’ailleurs présenter au vote d’ici quelques jours un avis portant sur la filière du lin et du chanvre, première étape selon Catherine Chabaud, la rapporteuse du projet, d’une réflexion globale sur les biomatériaux. Ce rapport, même si les détails n’ont pas été dévoilés, préconisera une vision industrielle ambitieuse et pour cela la nécessité de consolider les études et recherches, clarifier les usages, toujours mieux coordonner et mutualiser les différentes filières de fibres (lin et chanvre comme cela est initié au CELC et finalement pourquoi pas aux autres fibres).
Le CESE n’est d’ailleurs pas le seul à croire à une filière industrielle des fibres naturelles et des biomatériaux et surtout à estimer qu’on se trouve aujourd’hui à un carrefour entre une filière qui émerge et une filière qui s’affirme plus solidement grâce notamment à l’identification de marchés où les propriétés propres à ces matériaux sont le moteur de leur vente.


La DGE qui a retenu parmi les premiers projets de l’appel à projets du programme des investissements d’avenir (Piave) Textile (nouveaux usages et nouveaux procédés textiles) un premier dossier relatif au lin technique (projet TRAMPLIN avec la société Depestele), relance son appel depuis le 1er octobre, pour une deuxième vague de sélection ouverte jusqu’au 22 janvier (10M€ environ encore disponibles pour des projets industriels ambitieux d’un montant supérieur à 1,5 M€). Et cet AAP du Piave, orienté textile, donc uniquement fibres, est désormais « secondé » ou « supporté » par un autre appel à projets sur les produits et matériaux biosourcés piloté par l’Ademe, toujours dans le cadre des Investissements d’avenir. Virginie Le Ravalec du service Bioressources en a présenté les grandes lignes : un appel ouvert aux entreprises souhaitant développer et en capacité d’industrialiser un produit ou un matériau biosourcé (composite, polymère, tensioactif, solvant...), à vrai potentiel environnemental et valorisant si possible des ressources locales (résidus, co-produits, microalgues, productions agricoles...).
 

Si on ajoute à tout cela d’autres types de soutiens tels que les FUI (intégrant régulièrement ces approches biomatériaux) ou des initiatives telles que celle récemment lancée en Normandie par Nov&atech pour stimuler l’adoption par des entreprises des agro-ressources dans les matériaux (projet Innov’Mat), on sent bien qu’il y a des opportunités réelles d’accélération industrielle et de faire des matériaux biosourcés un levier significatif de la transition écologique.
 

Ce sera d’ailleurs notamment l’objet des débats proposés en décembre par le prochain forum Innov’Eco (10 déc. à Paris).

Source: GNT N°178, p1


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