Deux start-up retenues par Engie sur le monitoring de la méthanisation

Le groupe Engie a choisi de retenir deux start-up comme co-lauréats de son appel à projets «Capteurs innovants pour méthaniseurs», jugeant que les deux offres se complétaient et permettaient d’envisager une solution technique de monitoring plus pertinente.


Cet été, le groupe Engie a choisi de retenir deux start-up comme co-lauréats de son appel à projets « Capteurs innovants pour méthaniseurs», jugeant que les deux offres se complétaient et permettaient d’envisager une solution technique de monitoring plus pertinente.

Ces deux jeunes sociétés sont ainsi GreenTropism et BioEntech, la première étant orientée sur des capteurs mettant en oeuvre la technologie de proche infrarouge (NIR) et la deuxième étant ciblée sur le développement de modèles avancés du processus de méthanisation.

Ce dernier, un bureau d’études créé en 2013 et soutenu par l’Inra de Narbonne pour accompagner la filière méthanisation française confrontée à des substrats hétérogènes, propose notamment les solutions MeMo de monitoring ou MemoPlan permettant d’optimiser les mélanges d’intrants, associées à des capteurs robustes de suivi des paramètres clés biologiques des digesteurs.

Pour GreenTropism, créé en avril 2014, ce partenariat avec Engie est certes aussi une réelle opportunité de montrer le potentiel de
son approche analytique sur une des filières en croissance de l’environnement qu’est la méthanisation, sans pour autant limiter son application à ce créneau car de nombreux autres domaines pourraient en tirer profit.
En effet, l’idée centrale de GreenTropism est d’utiliser la spectrométrie proche infrarouge pour analyser rapidement les molécules (polluants, acides gras volatils...) des matières organiques (boues, déchets, eau, sol...), alors que jusqu’à présent, cette technique s’appliquait plus en laboratoire de pétrochimie, pharmacie ou agroalimentaire. Et pour cela, la start-up constitue (avec le soutien de l’Irstea avec lequel elle a noué un accord pour l’utilisation d’équipements analytiques) des bases de données très larges qui permettront de développer les solutions logicielles capables de convertir instantanément et de façon intelligible les données collectées par des capteurs NIR sur des substrats organiques, et donc servir à des opérations de pilotage de process notamment. Suivre ainsi finement dans un process de méthanisation les molécules intermédiaires produites permettra de gérer des dérives et ajuster les paramètres pour optimiser la production de biogaz.
Mais bien évidemment, le champ d’application est bien plus large : GreenTropism cible le suivi de la qualité du digestat (mesure de la teneur en eau), mais aussi dans le domaine agricole, l’accompagnement des récoltes avec une évaluation de la maturité des produits ou l’aide au traitement (évaluation des besoins des plantes en eau et en produits phytosanitaires).
Bien que la démarche globale qui vise finalement à optimiser l’usage des spectromètres existants puisse être utilisée dans de nombreuses filières industrielles, l’usage à vocation environnementale est un positionnement clé pour GreenTropism, soit directement au sein des éco-filières (à l’image de la méthanisation), soit indirectement dans l’optimisation de process pour limiter les rejets, les déchets etc.
C’est dans cette optique que la start-up a adhéré récemment aux réseaux franciliens Durapole et Nova Green.

Contact:
BioEnTech > info@bioentech.eu
GreenTropism > greentropism@greentropism.com

Source:
Green News Techno, 14 septembre 2015, n°173, p3.


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